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Histoire en vidéo

Hypothyroïdie et 350 de Lévothyrox, l’histoire de notre patiente

« Vous êtes une des seules au monde à avoir un traitement aussi fort »

Vidéo publiée le 13 novembre 2025 sur la chaîne YouTube Amezian · 28 min

Transcription de la vidéo

Transcription intégrale des paroles de la vidéo, sans les hésitations.

Laëtitia, nous revoilà sur cette interview, pour le coup. Donc, Laëtitia, on va parler de la prise en charge qu'on a eue ensemble à la suite d'une sollicitation que tu m'as faite, car si je me souviens bien, à l'époque, tu avais un objectif de perte de poids, mais surtout un objectif de santé. Voilà. Dans le sens où tu étais en réémission de cancer de la thyroïde, tu avais eu une ablation de la thyroïde, et à la suite de ça, ça avait engendré dû au traitement, qui était le Lévothyrox, et tu étais donc à 350. Mg de Lévothyrox, ça avait engendré pas mal de soucis physiologiques. Donc, on a débuté une prise en charge ensemble, déjà pour un objectif de perte de poids, comme j'ai dit, et au bout de deux mois de prise en charge, on en était à environ moins 10,2 kg. Voilà. Donc, ça, tu me le confirmes, mais pour rebondir sur ce qu'on se disait aussi tout à l'heure, une des choses qui a été le plus marquante, c'était, oui, la perte de poids, c'était bien, 10,2 kg en deux mois, c'est super, mais c'était aussi tout ce que tu avais gagné d'un point de vue confort physiologique, donc du confort de la santé. C'est ça. Voilà. OK. Donc là, c'était pour la petite introduction. Laetitia, du coup, je te laisse te présenter. Qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Et qu'est-ce qui t'anime dans la vie de tous les jours ?

Alors, du coup, je m'appelle Laetitia, j'ai 40 ans, je suis maman de deux enfants et je suis HATSEM. Je travaille avec des enfants dans les écoles maternelles.

Donc, je ne faisais pas de sport et je n'en fais toujours pas. Mais voilà, suite au programme, après, parce que j'ai la médicale relativement physique, et ton programme m'a beaucoup aidé pour reprendre une vie normale. Quand est-ce que tu as rejoint Bella Formation, justement ? Il me semble que c'était début mai ou fin mai ? C'était plus fin mai, oui. C'était plus fin mai, il me semble. Il commençait déjà à faire bien chaud à ce moment-là. Donc, oui, je pense que c'était fin mai. Et donc, toi, à la base, si on revient là-dessus, tu avais rejoint, car tu avais envie d'améliorer ton état de santé, tout simplement. Est-ce que tu peux nous en parler de ça, à ce moment-là ? Donc, du coup, au moment où je t'ai contactée, j'étais au plus mal, en fait, dans le sens où mon corps s'était mis en économie d'énergie.

Donc, j'avais des douleurs atroces sur toutes les parties du corps, la peau, les os, les muscles, les articulations. Et en fait, aucun docteur n'arrivait à trouver le pourquoi du comment, et tout le monde trouvait ça un peu normal, vu que ça n'avait aucun recul sur le dosage que je pouvais avoir. Comme tu as dit tout à l'heure, je prenais 350, je prends 350 de l'ivothyrox, et personne n'a aucun recul. Donc, du coup, voilà. Et en discutant, en fait, avec une copine, elle me dit, « Écoute-moi, si tu veux, je suis quelqu'un sur Insta, qui m'a fait un programme, il est spécialisé dans les thyroïdes, tu devrais le contacter. » Et du coup, de là, je t'ai écrit, dans la semaine, tu m'as répondu, on s'est appelé.

Et là, en fait, tu m'as expliqué plein de choses qui, pour moi, m'ont paru tellement logiques, une fois qu'on le sait. Et j'ai commencé ton programme à ce moment-là. Donc, fin mai de cette année, fin de l'année dernière, du coup. Ok. Ça, c'était à ce moment-là. Et concrètement, qu'est-ce qui t'a décidé à te lancer ? Quel est le moment où tu t'es dit, il faut que je fasse quelque chose ? Alors, je pense que là, c'est un peu le désespoir, en fait, qui m'a fait te contacter, parce que personne ne trouvait des solutions. Et j'en voulais. On est d'accord. Et quand on m'a dit ça, je me suis dit, bon, écoute, de toute façon, pourquoi pas ? J'ai tellement de contacts de personnes différentes que, ben, pourquoi pas tenter ?

Et une fois que je t'ai entendue me donner des raisons valables, ça m'a quand même motivée. Je me suis dit, écoute, je vais essayer et puis on verra bien. Ben, j'ai bien fait. Bon, comme quoi, au final, des fois, le désespoir, ça ne pousse pas qu'à faire de mauvaises choses. Et on est d'accord. À la base, un de tes objectifs principaux, c'était la perte de poids. On était d'accord. Toi, tu t'étais fixé de base un objectif de perte de poids de combien ? Est-ce que tu avais quelque chose en tête ? Non, pas spécialement. Je voulais perdre du poids. Bon, je savais que j'avais beaucoup à perdre, ça, c'est certain. Mais je ne voulais pas me fixer un objectif trop haut parce qu'après, on est déçus. Donc, je m'étais dit, ben, 2 kilos par mois, 2 kilos, 2,5 kilos par mois, déjà, c'était bien.

Ok, ok, d'accord. D'accord, d'accord. Donc, ouais, tu as été surprise quand tu as vu les 10 kilos 2 sur 2 mois, quoi, au final.

C'est ça. Toutes les semaines, je perdais moins 1 kilo environ.

Et tout en, au final, mangeant un peu plus qu'habituellement. Donc, si on en revient à ce qu'on s'est dit tout à l'heure. En tout cas, aucune sensation de faim, de frustration ou de manque ou de quoi que ce soit. Au niveau de l'état de santé, là, ça peut aussi intéresser toute personne, on va dire, qui pourrait être dans un cas comme le tien. Parce que j'ai eu pas mal aussi de patients qui avaient eu des problèmes de thyroïde, qui avaient eu des ablations totales ou partielles de la thyroïde. Toi, donc, pour substituer les hormones thyroïdiennes, on t'a donc donné du Lévothyrox. Le Lévothyrox, bon, ça, je le re-redis, c'est de la T4 qui doit être métabolisé par le foie pour devenir de la T3. Parce que toi, on t'avait mis sous 350 mg.

Donc, ils avaient aucun recul là-dessus. Comme, de toute façon, apparemment, de ce que tu m'as dit, tous les médecins à qui tu as dit, tous les spécialistes, tous les médecins à qui tu as dit que tu étais sous 350, ils te disaient, ah bon, ok, c'est la première fois que j'entends ça, c'est ça ? Exactement ça. Ok. Et du coup, derrière, le truc, c'est qu'on t'a jamais dit qu'il fallait apporter une alimentation qui soit en cohérence avec ce dosage-là, ou du même en cohérence pour soutenir le fonctionnement des glandes urénales qui sont usées par autant d'hormones thyroïdiennes. Et en termes de symptômes, qu'est-ce que tu avais exactement comme symptômes ? Alors, comme symptômes, comme je te disais tout à l'heure, en fait, j'avais l'impression, enfin quand ça ne va pas en tout cas, j'ai l'impression qu'on me rentre des milliers d'aiguilles dans chaque centimètre de ma peau.

J'ai toutes mes articulations qui me brûlent, qui me font mal. J'ai des migraines récurrentes. J'ai mon transit qui est complètement chamboulé, mes reins qui se mettent en économie, donc je ne vais plus faire pipi non plus. Enfin, c'est vraiment mon corps se met en veille. Ça, c'est quand je suis vraiment au plus mal. Voilà, et puis ça te fait des humeurs, la sensibilité émotionnelle, enfin tout ça, tout ça. Voilà, ça affecte le système nerveux, le psyché et les organes, au final, la totalité du corps. La totalité du corps. C'est ça. Et vu que derrière, les glands urinales sont épuisés, t'es moins en capacité de fournir de l'énergie et tu prends du poids en continu. Et c'est ce qui t'était arrivé toi pour le coup.

Et donc, on en revient là-dessus. Quel a été le plus gros changement ? Quels ont été les plus gros changements chez toi après avoir justement suivi la prise en charge et le programme ? Alors, que je me souvienne, j'ai quatre, au bout de six jours, j'avais plus mal aucune part. Déjà, j'avais plus aucune douleur. Au bout de 15 jours, mon transit est redevenu normal. Les migraines ont continué un petit peu, mais très espacés. Et puis, j'ai retrouvé une énergie, j'ai retrouvé une énergie, voilà, pour faire des trucs, parce que là, j'en étais arrivé quand même à un stade où je faisais ma journée de travail parce que c'était obligatoire. Mon corps me disait, voilà, il faut que tu tiennes, il faut que tu tiennes.

Et arrivé à 17h30, chez moi, j'allais au lit. Voilà, c'était le stress qui te faisait tenir dans ta vie tous les jours. Et derrière, une fois que... Si tu avais le malheur de tomber sur un jour où tu ne bossais pas, tu ne pouvais pas te lever au final. Je ne pouvais pas, ce n'est pas possible. Je passais mes week-ends au lit allongé, à avoir mal en plus. OK. Derrière, pour tout ce qui était au niveau du contrôle de la nourriture, comment ça s'est passé ? C'est-à-dire, avant, comment tu gérais ton alimentation avant, les troubles que tu avais ? Et comment ont été les choses après avoir suivi le programme ? Alors, je ne mangeais pas équilibré déjà. Et puis, le truc le plus espantant, j'ai envie de dire, c'est que...

J'ai mangé la nuit en dormant. Donc, je me réveillais le matin et j'avais des papiers de gâteau ouverts partout.

Voilà. C'est toujours aussi drôle quand tu le racontes. J'adore.

Parce que c'est tellement bon.

Donc, du coup, voilà. Et pour la petite anecdote, j'ai quand même... Je te disais tout à l'heure, c'est que j'ai quand même essayé de mettre des tomates et des carottes sur le bassin. Mais ce n'est pas ça que j'ai mangé la nuit. J'ai quand même mangé le pain au chocolat. Oui, parce que... Oui, bien sûr. Bien sûr. C'est... Surtout que tu étais... Enfin, tu n'avais vraiment pas conscience de ce que tu faisais. C'est-à-dire que tu n'avais même pas conscience d'un état entre l'éveil et le sommeil. C'est le lendemain, tu te réveillais. Et comme je le disais tout à l'heure, le fait d'avoir un énorme afflux d'hormones thyroïdiennes comme ça à cause du Lévothyrox, de fatiguer, fatiguer, fatiguer ton corps, tu avais dû créer une carence en dopamine énorme.

De là à ne pas te souvenir autant, et ça par contre on ne se l'est pas dit, de là à ne pas te souvenir à ce point de ce qui se passait. Parce que mine de rien, même quand il y a une carence en dopamine, qu'on est fatigué et que la nuit, on se réveille pour faire une compensation. Parce que comme je disais, la source la plus facile d'accès de dopamine aujourd'hui à notre époque, c'est la nourriture. On n'a pas besoin d'aller chasser, d'accueillir. La nourriture, on l'achète, on la stocke. Le sucre, le gras, c'est stocké, c'est dans le frigo, c'est à côté, on n'a qu'à se lever. Faire trois pas. La table de chevet, on s'en fout, elle est à côté, mais trois fois, on fait trois pas. On a la table de chocolat aussi, tu me diras, on n'est pas au chocolat.

Ce genre de choses, en général, on s'en souvient toujours un minimum. Mais de là à ne pas s'en souvenir, vraiment, c'est qu'il y a une grosse carence en neurotransmetteur. Donc je veux bien te croire quand tu me dis que quand tu te réveillais les jours où tu ne devais pas bosser, tu restais chez toi. Tu ne pouvais rien faire. Tu devais être vraiment, vraiment à chais, c'est dans la douleur. Ah oui, vraiment. Et là, après ta prise en charge, au niveau de la gestion du contrôle alimentaire, comment ça se passe ? Alors déjà, la journée, parce que je m'étais dit qu'avec la nourriture que j'ai engrangée tous les jours, je me dis quand je vais manger, quand je vais suivre un plan alimentaire, je vais mourir de faim.

Alors que pas du tout. Déjà, la journée, ça allait très bien. Et la nuit, les boulimies nocturnes, au bout de peut-être une semaine et demie, je n'ai plus du tout mangé. Plus du tout. OK. Donc, je vais laisser de suite aussi là. Une semaine et demie, ça a été la fin des boulimies nocturnes. Les douleurs, elles ont disparu la première semaine environ, c'est ça ? Oui. Moi, les six premières semaines, on l'a pas vu. Première perte de poids, elle s'est passée comment ? J'ai été surprise, parce qu'en fait, la première semaine, je crois que j'avais perdu 2,5 kg déjà. OK.

En une semaine. Je me suis pesée plusieurs fois d'ailleurs, parce que je me suis dit, c'est pas possible qu'il s'est trompé. Mais non, non, j'avais perdu bien 2,5 kg. Ça, je m'en souviens. Puis alors après, quand je me suis pas mal, il y a la nuit. Quand quoi, tu as à dire ? Et alors, quand je me suis arrêtée de manger la nuit, je perdais encore plus du corps. Oui, pour le coup, oui. Complètement. Mais je me souviens, toutes les semaines, après ton bilan, tu m'amassais toujours les pertes. Et oui, c'est vrai que t'as bien régénéré. Je pense que, de 1, tu étais destiné à perdre, dans tous les cas, vu qu'on réagençait ton alimentation. Et puis, ton corps derrière et ton métabolisme régénéré, tout simplement, là, ça a accentué la perte de poids.

Et tout est rentré dans l'ordre de façon très rapide. Par contre, un truc, quand même, qu'il ne faut pas oublier, c'est que j'ai fait zéro écart. J'ai suivi le plan à la lettre. Vraiment. T'as été rigoureuse. Justement, on va en parler, quel process t'as mis en place ? Si tu devais donner un conseil, peut-être à d'autres personnes qui voudraient suivre le même chemin que toi, quel process, toi, tu as mis en place pour justement suivre tes plans de nutrition ? Alors, moi, je suis quelqu'un qui ne cuisine pas. Et je n'aime pas ça. Je n'aime pas cuisiner. Donc, quand on me parle de plat alimentaire, déjà, je me dis, oh là là, ça va falloir que je cuisine et tout. Pas possible pour moi. Et donc, ce que j'avais fait, c'est que tous les dimanches, je faisais tous mes Tupperware pour la semaine.

Midi et soir. Je préparais mes collations, je pesais tout, tout était fait. Au moins, je n'avais qu'une seule chose à faire, prendre mon Tupperware et le faire chauffer. Après, on est d'accord que pour quelqu'un qui cuisine, c'est mieux de le faire sur le moment parce que c'est quand même meilleur, qu'on ne se le cache pas. Mais moi, c'était le truc qui me va le mieux, quoi. Pour le coup, vraiment. Et puis, même si je suis invitée, même au dernier moment, je sais que j'ai mon Tupperware. Donc, je peux dire oui, mais avec mon Tupperware. Et ça, c'est top. Ok, ok. Ça marche. Au moins, ça, ça prouve que même si on est quelqu'un qui n'aime pas cuisiner, au final, ou qui ne cuisine pas beaucoup, il y a toujours moyen de faire les bonnes choses pour soi.

Ok. Maintenant, les axes d'amélioration principales, c'est-à-dire l'énergie, la digestion, le sommeil, on va les faire un par un. Énergie, qu'est-ce que ça donnait avant ? Qu'est-ce que ça donne maintenant ? Donc, avant, pour l'énergie, je n'en avais plus du tout. Je suis quelqu'un d'assez dynamique quand même et plein de vie. Sauf que là, les derniers temps, avant de commencer le plan, je n'avais plus du tout d'énergie. C'est-à-dire que même en collectivité, je m'éteignais, en fait. J'étais en veille. Je me mettais dans un coin et j'attendais que ça passe. Oui, mais ça, c'est obligé. De toute façon, tu n'avais plus de neurotransmetteur. La moindre action, en fait, ça te vidait du peu que tu avais. Donc, au final, tu es dans une logique de survie.

Au final, c'est en faire le moins possible parce que déjà, on n'en peut plus. Mais même parler, rigoler, c'était devenu une affreuse chose. Du coup, au bout de ces six jours-là, les six premiers jours, l'avantage, c'est que déjà, j'avais plus mal. Donc, le fait d'avoir plus mal, j'avais envie de faire des choses. Et après, petit à petit, petit à petit, j'ai retrouvé un petit peu ma connerie, j'ai envie de dire. Parce que voilà, rigoler, profiter de la vie comme j'ai l'habitude de faire. Donc, ça, c'était cool. C'était cool parce qu'au départ, c'était la perte de poids. Mais au final, ce qui était top, c'est mon état de santé général. Ok, ok. C'est une bonne chose. L'énergie, du coup, la digestion là-dedans.

Le transit. Alors, la digestion, comme je dis tout à l'heure. Voilà, comme je dis tout à l'heure, mon transit, mon corps s'était mis en veille. Donc, mon transit ne fonctionnait plus. Et pareil pour mes rênes. Enfin, tout ce qui était vessie et tout, j'allais plus faire pipi non plus. Et ça, c'était compliqué forcément parce que du coup, j'avais mal encore plus. Enfin, c'était tout un... Et au bout de... Je crois que ça, c'est revenu au bout d'une semaine et demie à peu près. Où vraiment, c'est rentré dans l'ordre entièrement. Une semaine et demie, 15 jours à peu près. Où vraiment, là, tout est redevenu normal. Et c'était trop bien. Parce que pour m'économiser, je rentrais dans un système de serpent qui se mord la queue.

Parce que pour m'économiser, je ne buvais pas. Au moins, je savais qu'en ne buvant pas, je n'irais pas faire pipi. Et que du coup, ça ne me ferait pas pain. Oh là, oui, oui. Ah, vraiment, oui. Ok. Donc forcément, ça... Derrière, si tu ne bois pas, tu vas créer encore moins d'énergie. Dans le corps, si tu veux, je ne sais pas si on se l'est déjà dit ça, en biochimie, tu as une phase qui, pour la création d'énergie, une des dernières étapes pour créer de l'énergie dans le corps, ça passe par l'oxygène, ça passe par la calorie, enfin la nourriture quoi au final. La nourriture, la calorie et l'eau. Il faut les trois. Sinon, tu ne peux pas créer de l'énergie. Donc ouais, si toi, tu te supprimes l'eau derrière, forcément, tu vas avoir du mal à créer de l'énergie.

Donc ça, c'est rentré dans l'ordre. Et le sommeil, du coup ? Hormis les épisodes de son ombulisme avec tes petites tomates à côté, sur la table de chevet. C'est ça. Ben écoute, le sommeil, après en soi, de suite, le fait de manger, ben déjà, ce qu'on ne nous préconise pas normalement, mais c'est de manger des féculents le soir. En fait, je m'endors facilement, ça, je n'ai jamais eu de problème pour m'endormir. Mais par contre, je fais des nuits d'entrée quoi. Et ça, et puis mon sommeil est réparateur, pour le coup. Ça, je te l'ai déjà dit, mais pour ceux qui ne le savent pas, du coup, déjà, manger des féculents le soir, ben ça ne fait pas grossir. Voilà. Des pâtes, du riz, ce n'est pas ça qui va faire grossir.

Tu en es toi-même témoin, Laetitia. Les féculents, ça va être essentiel pour donner le signal au corps de créer des hormones du sommeil. Mélatonine, valentonine, c'est ça qui va permettre d'avoir un endormissement facile et rapide. Et derrière, un sommeil qui va être réparateur. C'est capital. Ne pas manger de féculents le soir, c'est catastrophique pour le corps, pour le psyché. Et à terme, ça peut donner des gros troubles cognitifs et même psychiques. Donc, le corps, il en a besoin pour se reposer. Les féculents, si on doit les manger à un moment, et les sucres, ce n'est pas le matin, c'est le soir. C'est absolument le soir. Manger des fruits le soir, manger du chocolat le soir, même si à la limite, on veut manger 2-3 bonbons, c'est le soir.

Il faut manger ça le soir avant de dormir. Ce n'est pas ça qui va te faire prendre 30 kilos si tu ne manges pas 3 paquets de bonbons. Il n'y a aucun souci là-dessus. Une chose dont j'aimerais bien qu'on parle aussi, c'est comment les médecins t'ont pris en charge au niveau de ta pathologie. Au début, tu m'avais dit que tout s'était très bien passé, mais que c'était après que tu étais baladé de médecin en médecin, c'est ça ? Oui. En fait, si tu veux, au départ, quand je me suis fait opérer, après j'ai eu les traitements qu'il fallait pour soigner mon cancer. De là, on m'a fait des prises de sang, on m'a réglé, on m'a régulé, augmenté le niveau thyrox, on a trouvé le bon dosage, donc 350.

Mais en fait, si tu veux, je pense qu'au départ, comme mon corps était neuf, entre guillemets, le niveau thyrox comme ça, ça allait très bien et tout le reste fonctionnait. Sauf qu'au fur et à mesure des années, au quotidien, sans coupure, sans aucun, mon corps a commencé à se fatiguer. Et là, j'ai commencé à avoir des douleurs, à commencer à avoir tout ce que je te disais tout à l'heure. Et j'avais beau me plaindre, les gens, enfin les gens, non, les docteurs, me disaient, oui, oui, d'accord, mais le problème, c'est qu'on n'a aucun recul sur votre traitement. Vous êtes la seule, une des seules dans le monde, je crois, à avoir un traitement aussi fort. Là, c'est comme, concrètement, c'est comme si tu prends une voiture, en fait, ta thyroïde, c'est l'accélérateur, et là, on te faisait accélérer en première tout le temps, tout le temps, tout le temps.

La voiture, quand elle est neuve, il n'y a pas de souci, il fait l'accélérer en première pendant longtemps, ça va tenir jusqu'au bout, jusqu'à un moment où la voiture, elle pose des tomates sur sa table de chemin. Je ne suis plus de voiture neuve, c'est ça ? Ce n'est pas du tout. Ce n'est pas grave, ce n'est pas grave.

Non, mais oui, oui, non, mais j'entends ce que tu dis, mais c'est exactement ça.

C'est exactement ça. Mais après, voilà, comme je dis, le problème, c'est qu'il te laisse un petit peu dans le, dans le, écoute, on verra bien, quoi. Parce que quand même, on m'avait fait une ostéographie, à l'époque, pour voir comment mes os évoluaient avec le temps, avec un dosage aussi important. Ok, et du coup ? Donc, c'est qu'ils savaient que c'était un peu de la merde qui me donnait, quand même. Et depuis, je n'ai pas refait d'ostéographie. Ok, ça marche. Du coup, est-ce que tu es retournée voir les médecins, ou on va dire des professionnels au niveau cancérologie, depuis qu'on a terminé la prise en charge ? Oui. Ok. Oui, oui. Comment ça s'est passé ? Quel a été le dialogue ? Qu'est-ce que tu leur as dit ? Est-ce qu'ils ont réagi face à ta perte de poids et au fait que tu ailles mieux ?

En fait, si tu veux, quand j'ai pris rendez-vous, c'était avant de t'avoir vue à toi, donc quand je n'étais vraiment pas bien, sauf que les rendez-vous sont très longs, forcément. Donc, du coup, j'avais rendez-vous six mois après. Donc, quand je suis retournée au rendez-vous, je leur ai dit, non, mais c'est bon, moi, je n'ai plus mal, j'ai trouvé la solution. La solution, c'est l'alimentation. Et donc, je leur ai parlé de toi. Bon, ils n'étaient pas très, très ouverts au truc en me disant, non, mais nous, on parle de médecine, on ne parle pas de… Je dis, oui, ben, justement, c'est le seul qui m'ait trouvé la solution pour que je n'ai plus mal, donc, du coup, voilà. Et ils sont un peu spécialisés. Donc, ils m'ont quand même fait… Au passage, je suis un peu spécialisé de là-dedans, j'ai fait plusieurs années et années et années d'études là-dedans, c'est quand même osé de leur part de… J'ai quand même dit que tu étais diplômé et tout, mais bon, enfin, bref, ils sont fermés dans le truc, c'est pas… Voilà, mais bon, en attendant, ce n'est pas eux qui m'ont trouvé la solution, quoi.

Voilà. En fait, moi, ça s'arrête là, je n'ai pas besoin de se faire un combat d'études, c'est juste ça. Bien sûr. Et du coup, ben, du coup, ils m'ont quand même fait des examens, au cas où. Et effectivement, non, rien n'était reparti parce qu'ils avaient peur d'une récidive, tout ça. Et non, non, non, rien n'est reparti. Et la seule chose qu'ils ne comprennent pas, c'est pourquoi j'ai mal autant. Mais personne ne se remet en question sur le fait de la nourriture et du dosage super important que j'ai. D'ailleurs, tu m'avais parlé aussi pendant mes règles de baisser mon niveau thyrox. Oui, je t'avais… Pendant mon cycle. C'est exactement ça, je t'avais conseillé. Bien sûr, bon, toujours de te… Je n'ai pas le pouvoir de te dire d'absolument faire les choses, mais je peux toujours te conseiller.

Je t'ai conseillé et apparemment, ça t'a fait énormément de bien. De baisser le Lévothyrox pendant tes périodes menstruelles. Pourquoi ? Tout simplement parce que chez la femme, au moment où on a le cycle menstruel, le métabolisme baisse. Le taux d'hormones chute. Et pour que le taux d'hormones chute, le taux d'hormones thyroïdiennes aussi derrière chute. Voilà, c'est ça qui englanche… C'est ça qui va, entre autres, enclencher la chute du reste des hormones. Ça permet au corps de se reposer. C'est une période de repos pour le corps. C'est pour ça que naturellement, derrière, quand on a une thyroïde, naturellement, le taux d'hormones thyroïdiennes chute à ce moment-là. Si derrière, en fait, nous, on envoie des hormones thyroïdiennes de synthèse et qu'on garde toujours le même niveau, tout le temps, toute l'année, le corps s'épuise.

C'est pas possible. C'est en plus, ce niveau-là, c'est 350 mg de Lévothyrox. C'est-à-dire 350 mg environ de T4, sachant que le corps de lui-même, quand t'as une thyroïde, il s'écrète environ entre 100 et selon les gens, bien sûr, mais en moyenne par jour entre 100 et 150, si je dis pas de bêtises. Tu comprends bien que, voilà, quoi. Donc, forcément, de ce qu'on a pu se dire, tu me dis si je me trompe, mais le fait de baisser pendant tes cycles menstruels, ça t'a fait du bien. Tu vivais mieux tes cycles menstruels à ce moment-là. Beaucoup moins de sortes d'humeur, beaucoup moins de migraines. Ok.

C'était oui, oui, oui. Ça, c'est super intéressant. Et je pense que, dans tous les cas, je vais faire une vidéo là-dessus, sur les réseaux et compagnie, pour, on va dire, conseiller pour ceux qui sont sous Lévothyrox, les femmes sous Lévothyrox à cette période-là. Ok, ok. Entendu. Merci pour toutes ces réponses. Et du coup… Excellent. Laetitia. Donc, concrètement, à l'heure actuelle, on en revient si tu rencontrais une personne dans le même cas que toi, avant de débuter. Quel est le meilleur conseil que tu pourrais donner à cette personne pour atteindre les mêmes résultats que toi, à l'heure actuelle ? C'est-à-dire, une perte de poids de plus de 10 kilos sur les deux mois, plus de 10 kilos sur deux mois, et d'ailleurs, une amélioration de l'état de santé, sachant d'où tu pars.

Alors, déjà, comme je te disais tout à l'heure, moi, déjà, d'abord, je lui donne tes coordonnées, après, vous vous débrouillez. Mais si moi, je devais donner des conseils, non, comme je dirais, enfin, je dirais que la nourriture, finalement, c'est pas si bénin que ça, et ça peut apporter beaucoup, beaucoup de positifs, en faisant pas… Enfin, entre guillemets, en faisant pas grand-chose. C'est surtout que chez toi, en fait, ça a été vraiment frappant.

La nourriture, ça a vraiment été… tu en es plus consciente que qui que ce soit, dans le sens où la nourriture, pour toi, ça a été un énorme levier de bien-être. Sachant que c'est… en termes de bien-être, t'es passé d'un opposé à l'autre en une semaine, en fait. Donc, c'est là où la balance, elle a tellement été forte que maintenant, t'en es consciente et t'es obligé d'en être consciente et que ton corps te le rappellera tout le temps. Et c'est une très belle leçon, d'ailleurs, dans le sens où, en fait, tout ce qu'on produit dans notre corps, la somme de ce qu'on met, c'est ce qu'on mange, au final. Parce que c'est ce qui entre dans notre corps tous les jours. C'est avec ça qu'on crée notre énergie, nos neurotransmetteurs qui nous permettent derrière d'être de bonne humeur ou d'être de mauvaise humeur en fonction de comment on se nourrit, d'énergie qu'on a derrière, de faire nos hormones.

On ne fait pas tout ça à partir du vent. Chaque chose qu'on mange va nous permettre de créer quelque chose dans notre corps qui va nous donner le résultat de ce qu'on met. Donc, forcément, ça a une importance, mais capitale. Chez toute personne qui va mal dans sa vie, ne serait-ce que même avant de parler du poids, ne serait-ce qu'en parlant du psyché, il faut penser à optimiser la nourriture. Il faut penser à optimiser la nourriture, parce que même si psychologiquement on va mal, oui, il peut y avoir forcément des événements extérieurs de la vie de tous les jours. Mais derrière, en fait, on peut équilibrer sa production de neurotransmetteurs comme la dopamine, sérotonine, ainsi de suite, qui peut déjà nous donner le petit coup de pied pour aller mieux, tu vois, et régler des événements dans la vie de tous les jours, qu'on n'aurait pas la force psychiquement de régler.

Et bien sûr, oui, derrière, la perte de poids, parce qu'on ne va pas se cacher, pouvoir se plaire soi-même physiquement, c'est capital, surtout aujourd'hui dans le monde dans lequel on vit. Oui, tout ne passe pas par le physique, sinon ce serait dramatique, mais quand même, non de rien, beaucoup de choses passent par le bien-être physique. Il ne faut pas se le cacher. Et à partir du moment où on se sent bien dans sa peau, à chaque fois qu'on se réveille, on a le monde à portée de main, au final. Non, mais c'est clair, carrément. Et au départ, moi, j'étais venue pour ça, et j'avoue que moins de 10 kilos en deux mois, avant l'été, c'était sympathique. C'était cool. C'était super sympa. C'était bon à apprendre, on va dire.

Et dis-moi, Laetitia, est-ce que tu me donnes l'autorisation de mettre le lien de tes réseaux, comme Instagram, par exemple, sous la vidéo de l'interview, qui sera sur le site, sur mon site, justement ? Oui, oui, bien sûr. OK. Pas de souci. Ça marche. Est-ce que tu aurais quelque chose à rajouter pour la fin de cette interview ? Non. Non, tout est bon. Je veux encore merci. Encore merci, parce que voilà. C'est avec plaisir, et d'ailleurs, on se retrouvera sûrement, prochainement. Avec grand plaisir. Je te remercie. Je te souhaite une bonne journée. Merci à toi. Je te remercie pour tout, et tu prends soin de toi. Avec plaisir. Allez. Bonne journée. Bye bye, Laetitia.

Et si on regardait ce qui bloque chez vous ?

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